WWOOFING, UNE INTRODUCTION

September 4, 2017

WWOOF : World Wide Opportunities on Organic Farms.

 

 

En gros, le wwoofing c’est du volontariat. Tu travailles quelques heures par jour dans une ferme, et tu es nourri, logé, blanchi gratos.

 

Ça marche comme ça : il faut s’inscrire sur le site internet, payer une cotisation (50 CAD pour 1 an), et créer son profil. Après on a accès au listing complet des hôtes et on peut se lancer dans les recherches ! Si la cotisation n’est pas payée, le listing des hôtes est quand même accessible, mais ce n’est pas possible de les contacter. Les disponibilités et la longueur de chaque séjour sont ensuite discutés directement avec les hôtes par e-mail 😊.

 

Et il y a toutes sortes d’hôtes ! Des fermes familiales ou commerciales, des fermes d’animaux ou plutôt axées jardinage… Le point commun étant que ce sont au moins en partie des fermes biologiques.

 

Il y a également certaines restrictions à prendre en compte pour les personnes qui font du wwoofing sur un visa de touriste, concernant notamment le type de ferme et la durée du séjour, mais bon, on va pas s’attarder là-dessus parce que c’est pas très marrant.

 

 

 

 

Perso, j’en ai entendu parler pour la première fois en 2013, quand je planifiais 6 mois de voyage au Canada. Je voulais passer plusieurs mois dans un ranch, pour pouvoir travailler avec des chevaux et… vivre la vie d’un ranch. Mais je galérais complètement pour trouver un endroit approprié et je ne recevais aucune réponse ! Une amie m’a parlé du wwoofing, je me suis inscrite, et sans rire, en 2 semaines j’avais trois séjours dans trois fermes différentes arrangés !

 

Je trouve le principe génial, et après l’avoir fait plusieurs fois (dont une mauvaise expérience), je trouve toujours ça génial. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que j’ai décidé de le refaire cette année ! Franchement, ce n’est que des avantages : le plus flagrant, il faut le dire, pour une personne en voyage comme moi, c’est qu’en principe, tu ne dépenses pas un rond. Mais en plus de ça, tu vis avec des locaux, tu vas peut-être améliorer une langue étrangère, tu rencontres tout un tas de nouvelles personnes, et tu apprends plein de nouvelles choses – non seulement sur la culture des familles avec qui tu vis, mais aussi niveau connaissances, en fonction des jobs que tu fais à la ferme. Et puis c’est aussi des expériences que tu n’aurais peut-être pas l’occasion de vivre dans un autre contexte. (Non, je ne suis pas payée pour faire la pub du site, ahah).

 

Le seul point négatif, c’est que pour chaque pays il y a un site internet différent. Ce qui veut dire que si après le Canada je veux refaire du wwoofing ailleurs, je devrai payer une nouvelle cotisation.

 

 

Mes expériences précédentes

 

Comme je l’ai dit plus haut, en 2013 j’ai eu la chance de rester dans trois fermes très différentes les unes des autres et d’avoir trois super expériences.

 

J’ai commencé en Saskatchewan, dans une ferme de moutons. Enfin, disons que c’était l’activité principale, mais il y avait aussi des vaches, des chevaux, des chèvres, neuf chiens (!), des poules et toutes sortes d’oiseaux… Ah, et des ruches aussi ! J’ai été une apprenti-apicultrice l’histoire d’un jour !

 

 

J’ai également passé quelques semaines dans une ferme de bisons en Alberta. Le travail n’était pas directement en relation avec les bisons, à part peut-être le jour du référencement de tous les jeunes. C’était plutôt de la maintenance et du travail général, nourrir les animaux de la ferme (vaches, chevaux, poules, chiens, chats), ainsi qu’aller vendre la viande sur les farmer’s markets !

 

 

La troisième ferme, c’était en Colombie-Britannique. Une petite ferme avec deux chevaux, deux vaches, des poules et quelques cochons. L’exploitation principale était un chenil, du coup je travaillais un peu à la ferme, et je jouais un peu avec les chiens !

 

 

Ça a été une nouvelle sorte de travail pour moi. Des fois avec des horaires assez bien définis et des fois un peu moins bien. Des fois j’ai été la seule wwoofeuse et des fois je me suis fait des nouveaux amis. Des fois j’ai été très dépendante de mes hôtes pour faire quoi que ce soit et des fois j’ai eu accès à une voiture et j’ai pu aller m’acheter des sucreries au magasin... Mais ça a aussi été tellement de plaisir. J’ai assisté à des événements locaux, à des festivals, j’ai fait mon propre fromage, j’ai fait du kayak et du rafting, j’ai rencontré tout un tas de personnes tellement différentes de moi et j’ai passé trop de bons moments. Oh, et j’ai aussi goûté les prairie oysters (voir la définition numéro 3 !). Bref, j’veux pas faire la fille théâtrale, mais c’est des expériences dont je suis fière et je pourrais en parler pendant des heures à qui voudra bien m’écouter, ahah.

 

The Bad One. Hé oui, dans tout ça il fallait bien qu’il y ait un vilain petit canard, un cheveu blanc sur une tête rousse, un pavé dans la mare (on va s’arrêter là, hein). J’ai passé cinq jours dans une ferme dans le Yukon. J’étais avec 3 autres wwoofeurs et on est tous partis ensemble. Rien de bien terrible n’est arrivé, c’est juste que le profil des hôtes ne décrivait pas l’endroit assez en détail (toilettes sèches + « douche sèche », aka faire chauffer de l’eau dans une marmite pour se laver……..), qu’ils ne travaillaient jamais avec nous et n’étaient globalement pas très accueillants. Ce n’est pas pour rien qu’on est tous partis en même temps après 5 jours pour moi et 6 jours pour les autres. Il y avait juste une mauvaise vibe.

 

Pour ceux qui sont intéressés à en lire un peu plus sur mon voyage et mes expériences de 2013, j’ai mis ci-dessus quelques liens sur différents articles de mon ancien blog et je vous mets le lien général ici.

 

 

En 2017, mes expériences à venir

 

Pendant ce voyage, j’ai décidé de refaire du wwoofing pour les mêmes raisons qui m’ont poussé à essayer la première fois. Je viens d’ailleurs de passer un mois dans une ferme en Ontario sur laquelle vous en apprendrez un peu plus dans les prochains articles ! Je vais encore séjourner dans deux autres fermes avant de quitter le pays et je me réjouis d’avance !

 

 

J’espère que ces quelques articles sur le wwoofing vous inspireront et vous donneront peut-être envie d’essayer vous-même ! 😊

 

Ps : oui, le « cheveu blanc sur une tête rousse » je l’ai inventé, et je suis plutôt satisfaite je dois dire. Héhéé.

 

 

 

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