EST-CE QUE J’AI AIMÉ RIO ??

February 21, 2018

Aaah Rio.

 

J’y suis arrivée seule le 4 février (et je n’ai absolument rien fait d’ailleurs, #roomservice), mais Nadia et Kevin me rejoignaient le 5, pour 10 jours.

 

J’allais enfin revoir – après plus de 7 mois – une de mes meilleures amies, je n’allais pas être seule pour visiter Rio (si ça avait été le cas, j’aurais priorisé d’autres pays et je n’aurais pas du tout visité le Brésil, ce qui aurait été dommage quand même), et puis on y serait à la période du carnaval, aka fiesta ! Bref, la belle affaire quoi.

 

 

Mais en vrai, ça s’est passé comment ? C’est vrai au final, on entend toujours tellement de choses sur la « Cidade Maravilhosa », entre d’un côté sa renommée de ville dangereuse, en plus d’avoir des amies qui s’y sont faites braquer au pistolet, et de l’autre les histoires de voyageuses solitaires qui sont tombées amoureuses de la ville et toutes les personnes qui m’ont dit que Rio est géniale…

 

Bah en vrai pour moi, c’est ni oui, ni non : c’est compliqué.

 

D’ailleurs, presque tout le temps que j’ai passé au Brésil me fait me sentir bizarre.

 

En gros, je suis arrivée fin janvier à São Paulo, les deux premiers jours, je n’ai strictement rien fait. Parce que j’étais malade et puis vraiment fatiguée, donc je suis à peine sortie de l’auberge et je me suis reposée, ce dont j’avais bien besoin. Et puis après j’ai fait des free walking tours et 1-2 petites visites vite fait, mais c’est tout. Au début j’ai un peu culpabilisé, parce qu’au final je n’ai pas fait grand-chose et je ne m’étais pas du tout renseignée sur la ville d’ailleurs, raison pour laquelle j’ai fait les walking tours, j’avais juste à suivre et écouter. Mais le sentiment est vite passé, car des fois ça arrive et ça fait du bien de ne rien faire – ou d’en faire peu. Même si, pour apprécier au mieux la ville il faudrait que j’y repasse, ça c’est sûr…

 

 

Après ça, j’ai passé une partie du weekend à São José Dos Campos pour rendre visite à un couple d’amis que j’avais rencontré et hébergé en 2014, grâce au site de couchsurfing. Et c’était vraiment très très chouette.

 

Puis je suis arrivée à Rio. Et l’enfer a commencé. Ahah, non je rigole, c’était juste pour l’effet dramatique.

 

Non, sérieusement je suis arrivée à Rio, j’ai retrouvé mes amis, c’était le bonheur. On a fait des visites, on a fait de la plage (qu’une fois, mais quand même !) et puis j’étais même la plus bronzée des trois ! (Fait très rare, c’est pour ça que je précise, héhéé). En plus on a tellement bien mangé et rencontré des brésiliens trop gentils. Même après le vol de nos natels, on a quand même profité.

 

 

En fait, c’est vraiment juste les 3 derniers jours qui ont été « difficiles » pour moi. Le premier, j’avais juste envie de rien faire, et puis Nadia et Kevin partaient pour visiter le stade Maracanã, ce qui ne m’intéressait pas du tout, donc je suis restée à l’hôtel. Mais c’était pas une bonne journée ressourçante, j’ai l’impression que c’était juste une journée perdue et non productive.

 

Le jour suivant, je me suis levée, j’étais déjà de mauvaise. J’sais pas pourquoi, surement une accumulation de petites choses, ou alors j’essaie juste de me trouver des excuses, lol. Mais genre certains jours on s’est un peu faits balader par-ci par-là en recherchant un endroit, et puis toujours prendre l’uber ou le taxi (oui, Rio c’est grand et TRÈS étendu… Bon, après on a pas fait l’effort non plus pour prendre le métro ou le bus), en plus au final je dirais qu’on était déçus de notre hôtel et de notre quartier. Et puis on va pas se mentir, le fait d’être les trois en permanence ensemble ça joue aussi. Déjà de passer 24h/24 avec une (ou deux) personne(s) c’est pas toujours évident, mais en plus si c’est un couple, ça ajoute encore une petite nuance. D’ailleurs pour eux pareil, m’avoir tout le temps dans les pattes ça devait être chiant aussi de temps en temps, ahah. Mais je précise que je les adore toujours autant, hein, que j’étais triste de les quitter, que je vais regretter nos parties de Uno (revanche à Genève dans 4 mois ahah) et que j’espère les revoir quelque part avant de rentrer ! 😊 Bref, tout ça pour dire que ce jour-là j’avais besoin de mon temps à moi donc on a commencé la journée ensemble et puis je suis partie de mon côté, on s’est retrouvés le soir et on a passé une très bonne soirée (et une fois de plus très bien mangé) !

 

Le dernier jour a été le pire. A s’arracher les cheveux ! C’est fou ce qu’un wifi qui se déconnecte toutes les 3 minutes + des problèmes d’identification de carte de crédit au moment où tu veux acheter des billets d’avion et de bus peuvent transformer une personne normale en une boule de nerfs au bord de l’explosion (j’ai littéralement failli pleurer de haine et de désespoir 3 fois ce jour-là). Lorsqu’en plus tu apprends qu’il n’y a aucun moyen de s’arranger pour que ta (très vieille) carte SIM suisse (dont tu as besoin pour accéder à certains comptes bancaires) rentre dans ton nouveau natel qui ne prend que les formats de carte SIM récents, et que tu as donc fait – une fois de plus – un aller-retour pour rien…. Bah tu rentres à l’hôtel et tu rigoles, parce que sinon tu prends ton ordi et tu le balance par la fenêtre.

 

BREF.

 

 

Au final, en écrivant cet article je me rends compte qu’il y a eu bien plus de bons jours que de mauvais, et je souris en repensant à tous les bons moments. Mais en même temps ça ne m’empêche pas d’avoir ce sentiment insatisfait quand je repense à Rio. Peut-être parce que les trois "mauvais" jours étaient les trois derniers et que ça laisse un goût amer ?

 

Je pense aussi que la fatigue mentale y est pour beaucoup. Surtout après mes 6 semaines au Mexique, où je n’ai eu quasiment que des hauts ! Et puis à Rio, il y a le fait d’être toujours sur tes gardes, et bien sur le fait que de trouver quelqu’un qui parle anglais ici est aussi facile que de trouver la marmotte qui emballe le Milka…

 

En fait, je pense que pour Rio et moi, c’était plus un bad timing qu’autre chose, c’est pour ça que ma réponse est ni oui, ni non : c’est compliqué. Sans vouloir être dramatique, bien sûr.

 

 

Je publierai évidemment bientôt des photos de tous les bons moments, parce qu’il y a quand même eu 7 jours avant tout ça !

 

Ps : bien sûr, je ne me plains pas, je suis toujours très heureuse et chanceuse et reconnaissante de voyager, et si j’avais encore beaucoup de sous je continuerai, c’est une évidence ! Cependant, en sachant que je rentre dans pas trop longtemps, j’avoue que c’est un mélange de tristesse ET d’excitation 😊 A tout bientôt !

 

 

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